Préparation au marathon : la musculation à chaque phase
Pendant votre préparation au marathon, conservez des exercices de musculation familiers lorsque la charge de course augmente, mais réduisez leur place s’ils empiètent sur vos séances clés. Les pratiquants habitués peuvent adapter leur programme ; ceux qui commencent tard n’ont pas à rattraper un programme lourd. À chaque phase, choisissez ce que vous souhaitez maintenir, le temps disponible et les réactions qui justifieraient un ajustement. Voici une aide à la décision, pas un plan marathon universel.
Qu’est-ce qui change lorsque le kilométrage augmente ?
Au fil d’un bloc marathon, l’enjeu passe du développement à l’articulation des séances. Notez d’abord les sorties prioritaires de cette phase, les exercices de musculation que vous connaissez et le temps réel de récupération entre eux. Un créneau libre dans l’agenda ne signifie pas automatiquement qu’une séance intense supplémentaire peut y entrer.
La musculation peut être utile, mais ses effets dépendent de la méthode et des coureurs étudiés. Une méta-analyse chez des coureurs de demi-fond et de fond a observé une meilleure économie de course avec la musculation lourde et les méthodes combinées, par rapport à l’endurance sans stimulus de force comparable. Le niveau de certitude variait selon la méthode ; cela ne valide pas un programme précis de marathon ou de Nordics (Llanos-Lagos et al., 2024).
Pour choisir des exercices particuliers, consultez le guide des exercices pour les ischio-jambiers chez les coureurs. Cet article explique plutôt ce qu’il faut modifier lorsque votre bloc de course change de phase.
Quel choix correspond à votre phase d’entraînement ?
Le tableau suivant est une aide éditoriale à la planification. Les phases ne correspondent pas à des semaines fixes : partez de votre propre plan de course. Ce tableau n’a pas été étudié comme un protocole complet et ne prescrit pas de charge universelle.
| Phase du bloc de course | Vous faites déjà régulièrement de la musculation | Vous débutez en musculation |
|---|---|---|
| Base et familiarisation | Choisissez des mouvements familiers et notez votre pratique actuelle. Profitez de cette phase pour évaluer leur place à côté de la course. | Apprenez quelques mouvements avec une charge accessible. Faites vérifier leur exécution si nécessaire avant d’augmenter les poids. |
| Augmentation du volume de course | Gardez des exercices connus. Si tout ne tient plus, réduisez d’abord le travail complémentaire avant d’ajouter de nouveaux exercices. | N’augmentez pas simultanément le volume de course, le nombre d’exercices et les poids. Déterminez avec votre entraîneur le changement prioritaire. |
| Semaines de pointe | Limitez la musculation à ce que vous pouvez déjà intégrer. Supprimez des séries ou un exercice supplémentaire s’ils empiètent sur vos sorties clés. | N’essayez pas de rattraper les semaines de musculation manquées. Un nouveau programme lourd de Nordics n’est pas indispensable pour votre marathon. |
| Affûtage avant la course | Accordez une part réduite de musculation avec votre allègement global. Gardez des mouvements connus ; ce n’est pas le moment de tester vos records. | Ne commencez pas un programme intense parce que la course approche. Envisagez une découverte progressive avec accompagnement ou reportez le nouveau bloc de musculation. |
L’approche du pratiquant expérimenté n’est donc pas automatiquement l’objectif du débutant. L’expérience en course ne signifie pas que vous êtes habitué à la musculation lourde. Inversement, une personne qui en fait depuis des années n’a pas à réapprendre chaque mouvement. Définissez votre point de départ pour chaque exercice, pas seulement selon le nombre de marathons courus.

Image illustrative d’une préparation à domicile ; la photo ne montre pas l’exécution d’un exercice de musculation.
Musculation en semaines de pointe : que modifier d’abord ?
Examinez d’abord l’objectif de la séance. Voulez-vous pratiquer un mouvement connu, maintenir un stimulus de force existant ou devenir plus fort ? Ce sont des choix différents. Vous n’êtes pas obligé de conserver la même longue séance lorsque votre semaine de course se remplit.
Procédez ensuite dans cet ordre :
- Écartez les nouvelles expériences. Laissez de côté un exercice inconnu ou une variante soudainement plus difficile avant de réorganiser tout le programme.
- Examinez le travail complémentaire. Un exercice ou une série supplémentaire peut disparaître si le temps et la capacité de récupération manquent. Notez ce que vous retirez pour garder un repère comparable.
- Vérifiez le placement des séances. Préservez de la marge autour de la sortie prioritaire. L’exécution et votre réaction doivent guider le choix, plutôt qu’une règle de calendrier identique pour tous.
- Faites évaluer les problèmes persistants. Des douleurs récurrentes ou un fonctionnement nettement dégradé justifient un avis professionnel de santé, plutôt que des essais répétés sur la charge d’entraînement.
Ce sont des étapes pratiques de décision, pas une dose minimale de maintien démontrée. Davantage de force ne signifie pas automatiquement un meilleur chrono. Chez des sportives d’endurance bien entraînées, l’ajout de musculation lourde a amélioré la force, mais ni l’économie de course ni la performance lors d’un test de course maximal de quarante minutes par rapport à l’endurance seule. Ce résultat concerne la population et l’intervention étudiées, pas toutes les méthodes de musculation (Vikmoen et al., 2016).
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Van Dyk et al., 2019 : méta-analyse de programmes avec NHE. Aucun effet mesuré pour Nordbelt ou ce protocole.
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Ouvrir la page de téléchargement ↗Un travail complémentaire des ischio-jambiers est-il encore utile ?
Vérifiez d’abord si votre programme comporte déjà un travail adapté des ischio-jambiers. Un bloc marathon n’a pas besoin de Nordic curls pour être complet. Si vous souhaitez aussi en faire chez vous et connaissez déjà l’exercice, l’installation constitue un choix pratique distinct. N’ajoutez pas un exercice lourd et inconnu dans la dernière phase pour combler un manque supposé.
Nordbelt permet de réaliser un Nordic curl bilatéral à domicile avec une fixation stable des chevilles, sans partenaire ni grande machine. Un point d’ancrage adapté et solide ainsi qu’un espace dégagé restent nécessaires. Examinez l’installation Nordbelt à domicile uniquement si cet exercice complémentaire convient à votre plan ; cet accessoire ne remplace ni vos sorties ni votre programme complet de musculation.

Détail de fixation près d’une porte ; l’installation complète et une répétition exécutée ne sont pas visibles. Vérifiez votre propre point d’ancrage à l’aide du guide d’installation à domicile.
À quoi ressemble un ajustement en pratique ?
Les situations suivantes sont des exemples fictifs de décision, pas des témoignages clients ni des programmes hebdomadaires testés. Retenez le raisonnement, sans copier automatiquement le volume d’entraînement.
Un pratiquant expérimenté pendant une phase de course plus chargée
Un coureur effectue déjà une séance de musculation familière après une journée de course facile. Pendant la montée en charge, la sortie longue s’allonge et l’exercice complémentaire pour les ischio-jambiers devient difficile à placer. Il le retire provisoirement, conserve les exercices de base connus et note le déroulement de sa prochaine sortie clé. Si l’association reste difficile, il discute d’autres adaptations.
Le changement porte ici sur le travail complémentaire, sans augmenter les poids et changer d’exercice en même temps. Celui qui pratique déjà le soulevé de terre roumain peut revoir la technique sur la page dédiée. Cette situation ne justifie pas d’ajouter soudain des Nordics.
Un coureur qui souhaite débuter juste avant la phase de pointe
Un autre coureur a très peu fait de musculation et découvre un programme exigeant pour les ischio-jambiers. Il est tentant de compenser les semaines manquantes. Mieux vaut d’abord établir ce qui est réaliste : une découverte progressive encadrée ou un bloc de musculation distinct après la course. Ce coureur n’a pas à copier le programme du pratiquant expérimenté.
Si vous souhaitez apprendre les Nordics plus tard, lisez d’abord l’explication du Nordic hamstring curl. L’intérêt pour cet exercice ne suffit pas à justifier l’ajout d’une version exigeante à une préparation marathon déjà chargée.
Que noter pour la phase suivante ?
À côté de votre plan de course, notez les exercices réellement effectués, les changements et la facilité à combiner les séances. Par exemple : « Exercice complémentaire retiré, mouvements connus conservés, sortie d’endurance suivante réalisée comme prévu. » C’est plus utile que la seule mention « bonne séance ».
Réévaluez votre objectif au changement de phase suivant. Une modification d’agenda ne signifie pas forcément un problème ; un problème ne se résout pas forcément en s’entraînant davantage. Ces notes soutiennent l’échange avec votre entraîneur, mais ne mesurent pas la force musculaire et ne posent aucun diagnostic. Vérifiez surtout si la raison du dernier ajustement reste valable.
Questions fréquentes
Dois-je arrêter la musculation pendant les semaines de pointe ?
Pas automatiquement. Considérez votre expérience, les priorités du plan de course et la faisabilité de l’ensemble. Une part réduite de musculation familière peut parfois convenir ; parfois, il faut en retirer davantage. Cette page ne prescrit ni dose universelle de maintien ni nombre obligatoire de séances.
Puis-je commencer les Nordic curls pendant l’affûtage ?
N’utilisez pas l’affûtage pour rattraper un nouveau programme lourd de Nordics. Discutez du moment adapté pour découvrir l’exercice et de l’intérêt d’un bloc de musculation plus tardif. L’aperçu de l’affûtage ci-dessus relève de la même décision par phase ; le nom de la course ne change pas ce principe.
Devenir plus fort signifie-t-il courir un marathon plus vite ?
On ne peut pas le déduire directement. Force et performance en course sont des résultats différents. Chez des sportives d’endurance bien entraînées, le programme étudié a par exemple amélioré la force, mais pas le test de course de quarante minutes. Cette étude ne prédit pas votre chrono au marathon (Vikmoen et al., 2016).
Faut-il un équipement spécial pour les ischio-jambiers ?
Non. Choisissez d’abord l’objectif et des mouvements adaptés à votre expérience. Le matériel découle de l’exercice choisi. Une fixation des chevilles n’est pertinente que si vous souhaitez aussi réaliser un Nordic curl adapté ; elle ne remplace pas un programme complet de musculation ou de course.







